
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de
Celles et ceux qui souhaitent se recueillir devant Jean-Paul peuvent se rendre à la chambre mortuaire de l’hôpital Saint-Antoine :
Le dernier recueillement aura lieu le vendredi 31 juillet 2026 à 13h00 et jusqu'à 13h30
Chambre Mortuaire Hôpital Saint Antoine
184 Rue du Faubourg Saint-Antoine - 75012 Paris
Une cérémonie religieuse a été célébrée le vendredi 31 juillet 2026 à 15h00
Église Saint Pierre
77590 Bois-le-Roi
L'inhumation a eu lieu le vendredi 31 juillet 2026 à 16h00
Cimetière
77590 Bois-Le-Roi
À l’issue de l’inhumation, un verre du souvenir sera organisé à son domicile afin de partager un moment de recueillement et de convivialité en sa mémoire.
Mes sincères condoléances à ta famille, repose en paix
Ta cousine Danielle
Chacun d’entre nous a
sa tranche de vie avec Jean-Paul
Celle-ci débute au coin du cours de sensito
barbotant autour des cuvettes
en terrasse à la contre escarpe
avec Gérard Henri Philippe
Devant les paillasses d’Albert Kahn
Puis aux grands tableaux des écoles
en alchimiste du savoir
Très respectueux des protocoles
Soyons sérieux c’est l’heure du thé
l’heure du goûter
chère Annie de si délicieux goûters
Sur sa BM sérieux driver
Dans les glaciers tout en couleur
Avec Annie plage de Langrune
Il y a du Nicolas dans l’air
En réunion plutôt loquace
Intelligent jamais féroce
Pour développer l’argumentaire
Le “In Fine” salvateur
En camping car au bord du Rhône
la photo de classe des rencontres
Il y a Françoise les étudiants
Toujours pudique
même quand il doit se défendre
d’une parenté bien compliquée
même quand il doit lutter contre les maladies
En roi des bois empereur des stères
avec Annie dans le jardin
sous les tomates et le raisin
ou dans son labo troglodyte
Il ne cache pas qu’il est heureux
Dans dans son beau bureau conversant
conservation avec Bertrand
Artisan des familles
en image et en affection
Avec le Mizou la terreur
Qui réveille vers les 4 heure
Nicolas et sa grande sœur
Les petits enfants des enfants
d’une voix douce et attentive
Avec Annie encore encore
Nous reprendrions bien Jean-Paul
une tranche de vie avec toi
Il faudra attendre
Mon papa,
Petit tu nous emmenais en camping car que tu avais baptisé Nestor. On vadrouillait un peu partout, et souvent a Chamonix déjà, j'adorais ça. La nuit pendant les trajets je m'endormais paisiblement juste derrière ton siège, à la lueur des phares des autres véhicules et des voyants du tableau de bord de notre Nestor. C’était génial tu sais.
Tu nous as amené en Angleterre parfois, tu m'as amené plusieurs fois dans de beaux musées techniques, des expos de lego, des plages de surfeurs, ces éléments qui m'ont construit plus tard.
En 99, on était parti chasser l'éclipse solaire en Normandie, avec un bel appareil muni d'un grand téléobjectif, on a vécu le truc ensemble, c'était un moment unique.
C'était toujours agréable avec toi, sauf a propos de mon parcours scolaire. J'ai été très difficile là dessus je le reconnais, tu as souvent été déçu, mais ça n'a duré qu'un temps, je m'en voulais profondément tu sais. Heureusement j'ai fini par trouver ma place, pas trop tard, et au final tu es devenu très fier de moi, de ce que je suis devenu avec le temps.
Parmi toutes les leçons que tu as pu donner, il y en a une que je dois te remémorer.
Il y a prés de 30 ans alors que j'avais bidouillé ton ordinateur de travail qui était a la maison, -dont chacun sait la valeur d'un tel objet a l'époque- il avait planté. Dans notre dispute j'ai été pris en tord car j'aurais du te prévenir d'un truc, et énervé tu as fini par me rétorquer "mais Nicolas, la communication c'est la vie !!!". Tu n'as pas idée a quel point ces quelques mots m'ont aidé à me construire, et aujourd'hui encore je mesure la véracité de cette affirmation. Tu avais tellement raison, tellement souvent.
Je me souviens de nos virées a la montagne, sur des skis, la découverte ensemble de cette révolution qu'était les skis paraboliques. Ou simplement, autour d'une crêpe a la gare de Vallorcine, un bon vivre que l'on aimait partager de temps en temps quand nos emploi du temps le permettaient, c'est a dire pas souvent.
Je t'imaginais vieillir nettement plus longtemps, puis est arrivé ta maladie, un séisme dans notre petite bulle familiale, on ne s'attendait pas à cette issue. Le temps à joué contre nous même si tu as pu profiter un peu plus longtemps, un peu différemment, durant ta bataille ou tu n'as rien lâché. On t’a accompagné jusqu'au bout, Maman a été extraordinaire, elle a été le pilier de ta remarquable survie jusqu'au dernier moment. T'avais vraiment pas envie de partir, ça n'aurait pas dû être le moment. Tu devais progressivement renoncer à tous les petits plaisirs qui t'animaient, malgré tout j'ai l'espoir que tu étais en paix lors de ton départ. Ce départ encore trop injuste, trop brutal.
J'ai un message à te faire passer de la part de tes petits enfants :
- Ta petite fille Lina te rappel que tu es quelqu'un d'extraordinaire et que tu garderas une grande place dans son cœur. Sans toi, elle sait que les vacances chez papy et mamy deviendront les vacances chez mamy.
- Ton petit fils Maxime me rappel de te dire que tu étais un super bon blagueur. Il s'est montré très courageux pour être présent durant ce moment douloureux.
Tu vas beaucoup leur manquer mais tu leur as déjà transmis tellement d'amour et de sagesse, je ne doute pas qu'ils s'auront s'en rappeler au travers des années.
J'aurais aimé pouvoir partager encore quelques pistes de ski avec toi, ensemble avec eux, mais c'est pas grave…
J'aurais aimé continuer toutes ses discussions sur l'instabilité du monde, sur les dangers de l'IA générative, sur la manière que la société aurait de s'en sortir, mais c'est pas grave...
J'aurais aimé qu'on partage a nouveau un beau gueuleton, une belle viande et un bon vin, lors d'une énième réunion de famille pendant laquelle tu aurais réclamé à ton habitude de faire une photo de famille, avec la fameuse "attendez encore une, une petite dernière", mais c'est pas grave…
Tout ça c'est pas grave car tu as déjà accompli l'essentiel, tu as mis ta famille sur des rails solides. J'ai pu te le dire dans tes derniers moments, tous les enfants n'ont pas cette chance.
Papa tu t'en doutes, je pourrais continuer comme ça pendant des heures, à clamer combien tu étais exceptionnel, je dois m'arrêter, je ne t'oublierais pas.
Sans toi le monde sera moins beau, mais nous continuerons d'aimer la vie et de la vivre du mieux comme tu l'as fais, comme tu l'aurais souhaité.
Quel choc émotionnel de te savoir désormais quelque part sur une étoile.
Ta grande et subtile intelligence dopée de ta si douce sensibilité ont dû, nul doute, choisir un p’tit coin de Paradis adéquat.
Jean Paul je te dois ma carrière de photographe. Mon cœur n’oubliera jamais cette fin d’après-midi, assis sur ma moto devant le porche de l’École Louis-Lumière, quand tu as accepté de boire une bière et m’offrir les clés pour de la réussite du concours d’entrée.
Mes expéditions au Nord-Groenland te doivent tant car ton aide a été précieuse en me présentant Patrick Verdier.
J’aimais beaucoup te rendre visite à Albert Kahn. J’étais émerveillé et fasciné par ton travail de restauration des autochromes.
Le parfum de ton souvenir a été et continuera à être un compagnon de route.
Paix à ton âme.
Jean Marc Gauthier
Cher Jean-Paul,
C'est avec beaucoup de tristesse que mes collègues et moi avons appris ton départ. Mes plus sincères condoléances à ta famille, tes proches, ainsi qu'à toutes celles et ceux qui ont eu la chance de travailler à tes côtés et partager ta passion pour la photographie.
Marc Paturange
Nous te percevions comme une source intarissable de connaissances sur la photographie argentique et ses procédés. Je me rends compte avec beaucoup d'émotion combien tu as laissé de toi en nous toutes et tous, sur tant d’années, avec la même générosité et la joie de transmettre, combien nous repartons riches de t’avoir rencontré et d’avoir reçu tes enseignements. J’espère si fort que tu l’as su. Merci Jean-Paul, repose en paix. Toutes mes pensées vont vers tes proches.
Merci Jean-Paul,
Merci pour ta gentillesse, ta bienveillance, ta pédagogie, ton oeil toujours juste et tes connaissances pendant toutes ces années Louis Lumière. Tu m'as permis d'intégrer le CRCC et de construire mon avenir professionnel. Tu fais parti de ces personnes déterminantes dans une vie. J'aurais aimé te le dire de vive voix. Ta lumière est éternelle. Merci pour tout.
Son rire. C'est son rire que j'entends quand je pense à lui.
C'est ce rire qui éclatait lorsqu'il s'amusait à me poser des questions pièges, depuis le premier jour de notre rencontre, à l'oral du concours d'entrée de Louis-Lumière, jusqu'au dernier jour d’école en tant que directeur de mémoire lors de ma soutenance. Comme un fil rouge qui a accompagné mes 3 années à Louis-Lumière.
Je pense aussi à tout ce qu'il nous a transmis, et à tous ceux à qui il a transmis.
Ses cours sur les procédés anciens, qui nous ont passionnés et qui ont sans doute nourri ma sensibilité pour la photographie pictorialiste. Son intérêt pour la conservation des images, que j'ai eu la chance de partager avec lui et Hubert Védrine à l'occasion de mon mémoire de fin d'études. Son énergie aussi, lorsqu'il entraînait l'école hors-les-murs pour des aventures arlésiennes.
Merci pour tout, Jean-Paul. Merci de nous avoir transmis ton amour des procédés photographiques. Merci de m'avoir accompagnée pendant ces trois années, jusqu'au tout dernier jour de mes études.
Ton rire restera précieusement conservé dans mon cœur, à l'abri de la lumière, de la poussière et des polluants. J'y veillerai de mon mieux ! Avec un peu d'humidité, certes, mais pas trop… juste ce qu'il faut pour qu'il ne soit jamais trop sec. Et, bien sûr, à température quasi constante.
Il n'y a pas que les images qui traversent le temps, cher Professeur.
Jean-Paul Gandolfo m'a permis de comprendre que la photographie couleur nécessite des concepts différents de ceux du physicien, belle leçon d'humilité. Il a été la star du congrès sur Louis Ducos du Hauron organisé à Agen il y a quelques années. Au delà d'une référence incontournable sur l'histoire de la photo, c'était un homme chaleureux qui sucitait immédiatement la sympathie. Quelle tristesse de savoir que je ne le croiserai plus, et que je n'aurai pas le plaisir de lui montrer les photos de Ducos du Hauron des archives de l'académie des sciences. Une belle personne nous a quittés, et me laisse très triste. Alain Aspect
Jean-Paul Gandolfo fut un grand professeur, responsable du laboratoire noir et blanc à L'école nationale supérieure Louis-Lumière. Les étudiants unanimes appréciaient ses qualités de pédagogue, son savoir exceptionnel en matière de photographie et de procédés anciens, mais surtout la qualité de son écoute. Attentif aux problèmes et aux progrès de chacun d'entre eux. Encourageant, félicitant avec une patience infinie qu'éclairait son rire sonore. C'était un chercheur qui contribua à plusieurs ouvrages qui font référence en France et à l'étranger. Il publia avec les plus grands spécialistes et historiens de la photographie. Avec Bertrand Lavédrine son ami: L'autochrome Lumière, Reconnaître et conserver les photographies anciennes, avec Michel Frizot: Conocer y concervarlas fotografia antiguas. Avec Nathalie Boulouche: La couleur sensible, photographies autochrome. Il participa également au Vocabulaire technique de la photographie dont les notices font référence dans le monde entier.
Jean-Paul 'était un collègue avec qui j'ai toujours travaillé en binôme avec le plus grand plaisir. Chacun dans son couloir de nage dans une entente chaleureuse et efficace. Jean-Paul était un ami. Nous nous retrouvions aux vernissages, à la foire de Bièvres et dans tous les endroits où la photographie est reine. Que de conversations sans fin furent reprises moult et moult fois. Cela finissait souvent par des histoires de montagne. A Arles avec les étudiants ce fut un départ de carrière pour plusieurs d'entre-eux, ce furent aussi des moments de grande tension aussi queJean-Paul savez magnifiquement apaiser.
Jean-Paul , tu resteras toujours une présence amicale qui m'accompagne
Mes sincères condoléances
à Annie sa femme qui l'a accompagné dans ses combats difficiles que tu mena avec courage
et à toute sa famille.
Je serai présente par la pensée vendredi
Françoise DENOYELLE
A l'attention de sa famille, je suis une collègue de Louis-Lumière, j'ai connu et beaucoup apprécié Jean-Paul. Au delà de ses grandes compétences, il était investi dans la vie de l'école et un collègue sur qui on pouvait compter. Il a beaucoup compté et fait pour l'école, nous lui en sommes reconnaissants et sa disparition est une bien triste nouvelle. Bien à vous, Véronique Lorin
Je me sens privilégié d'avoir été l'élève puis l'assistant de Jean-Paul. Pendant ces 5 années, il m'a énormément appris, mêlant patience, exigence, mais aussi une extrême gentillesse et une vraie joie de travailler avec passion. Cette période a marqué toute la suite de mon travail.
Toutes mes pensées vont à sa famille et à ses proches.
Cher Jean Paul, nous avions une formation (Louis Lumière) et une passion commune : La photographie et son enseignement.
Comme on le dit en Afrique pour les griots : c'est une bibliothèque, une somme immense de savoir qui est partie avec toi.
Cher Jean-Paul,
Ton sourire, ta générosité, ton sens de l'enseignement et de la recherche resteront à jamais parmi mes plus précieux souvenirs de l'ENS Louis-Lumière.
Merci pour tout ce que tu as transmis.
Je t'embrasse.
Giusy